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Municipales : il faut rendre le débat public obligatoire pour les villes de plus de 10.000 habitants

Paradoxe de l’élection municipale : le maire est l’élu préféré des Français, mais la campagne municipale actuelle ne passionne guère. Il faut dire que sur 36.000 communes, bien peu ont droit à une véritable campagne où des candidates et candidats présentent des projets et échangent des arguments. Quelques jours après un débat entre les candidats à la mairie de Paris diffusé sur des chaînes nationales, le manque pour toutes les autres communes se fait sentir. Pour le commun des citoyens, il devient alors très difficile de faire un choix éclairé. Par définition, le matériel électoral des candidats vante leurs qualités et tait leurs défauts. Comment distinguer sans pouvoir comparer objectivement les programmes et les personnes ?

Les barons locaux en profitent au maximum. Lorsque des concurrents les interpellent, il suffit de ne pas répondre. Leur petite (ou grande) notoriété d’élu sortant suffira bien à éclipser les demandes de ces citoyens qu’ils jugent illégitimes. Leur refus de débattre ne sera même pas connu. La « prime au sortant » joue à plein sans même qu’on s’en aperçoive. Parmi les habitants, le nombre de ceux qui savent que le sortant ne voit pas l’intérêt ou ne se sent pas apte à débattre est marginal. Et l’utilisation des réseaux sociaux n’est guère en mesure de changer la donne. Ajoutons à cela la manœuvre qui consiste à escamoter les étiquettes politiques et l’opacité est totale. Comme on sait, La République en marche a passé consigne à ses candidats. Pas de logo du parti présidentiel sur le matériel de campagne ! Le nouveau monde recycle sans peine ni scrupule la vieille tactique du mensonge par omission. En fin de compte, pour les citoyens, une chose permet visiblement de distinguer les candidats : c’est leur capacité financière ! Encore une fois, le sortant n’est pas désavantagé dans ce domaine.

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Quels sont les liens de Juliette Méadel avec l’entreprise Deveryware ?

Madame Méadel est entrée au service de l’entreprise Deveryware au début de l’année 2019.
Cette société était prestataire du ministère de l’Intérieur auquel madame Méadel était rattachée en tant que secrétaire d’État.

Pour prouver l’absence de conflit d’intérêts madame Méadel a affirmé à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique ne pas connaître Deveryware à l’époque où elle était secrétaire d’État. Sur la foi de cette affirmation, a HATVP a autorisé madame Méadel à travailler pour Deveryware.

Pourtant, une simple recherche montre qu’en janvier 2017 et en février 2017, dans le cadre de ses fonctions madame Méadel est intervenue dans des événements publics, un colloque et une exposition, auxquelles prenait part Deveryware, société qui a manifestement pignon sur rue… Madame Méadel a-t-elle dit la vérité à la HATVP ? La liste Montrouge Écologique et Solidaire s’interroge.

Par ailleurs, madame Méadel a été interpellée par la liste Montrouge Écologique et Solidaire au sujet des projets du gouvernement pour le développement de la reconnaissance faciale. Celle-ci s’est gardée de donner son appréciation sur ce sujet.
On comprend mieux ce silence en sachant que l’entreprise Deveryware pour laquelle travaille Madame Méadel est direct intéressé au développement de cette technologie comme l’indique la journaliste Innocentia Agbe dans un article en ligne d’octobre 2019 : « Il faut dire que du côté des partisans de la reconnaissance faciale, on retrouve d’importants soutiens comme des industriels […] C’est d’ailleurs un point mis en avant par Bpifrance pour le programme SafeCity. « Le projet permettra à chaque partenaire d’atteindre le marché plus rapidement avec un contenu fonctionnel plus riche sur des marchés mondiaux où la concurrence est exacerbée». Dans le cas présent, une quinzaine d’entreprises sont impliquées comme Thales/Gemalto, Arclan Systems […] Geol Semantics […] ou encore Deveryware (opérateur de géolocalisation en temps réel)… »

Madame Méadel a donc des intérêts dans le développement de technologies jugées liberticides par de nombreux experts.

Montrouge Écologique et Solidaire demande aux candidats à l’élection municipale de publier avant le premier tour leur déclaration d’intérêts comme l’a déjà fait Aurélien Saintoul.

Aurélien Saintoul a 31 ans. Il est fonctionnaire de l’Éducation nationale, en détachement auprès d’un député en tant qu’assistant parlementaire.
Il n’a d’intérêts dans aucune entreprise ou fondation.
Son patrimoine consiste exclusivement en une épargne inférieure à 15 000€.

Sources :

http://fr.pav75.com/wp-content/uploads/2016/11/Victimes_de_catastrophes_25_Janvier_2017_Programme.pdf

https://www.hatvp.fr/wordpress/wp-content/uploads/2019/02/2019-19-Juliette-Meadel.pdf

https://www.frenchweb.fr/decode-reconnaissance-faciale-une-technologie-qui-vous-veut-du-bien/380535

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La lutte contre la pauvreté est un projet écologiste !

Lors de la conférence de Paris en novembre 2015 (COP21), les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté 17 objectifs de développement durable. Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui définit un plan sur 15 ans pour les réaliser. Ils sont un appel universel à l’action pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et améliorer le quotidien de toutes les personnes partout dans le monde.
Les villes, comme Montrouge, doivent être à la pointe des efforts pour réaliser ces objectifs et promouvoir ainsi l’avènement d’une société pacifiée, ouverte à tou.te.s et qui ne laisse personne de côté.

Or, il faut noter que le premier des objectifs de cette conférence écologique est bel et bien l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes, partout dans le monde.

Le gouvernement français a annoncé, en octobre 2018, une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Les constats faits en introduction de ce plan sont forts : les politiques publiques ont abandonné la prévention et le monde du travail ; la République sociale ne tient plus ses promesses envers les nouvelles générations ; les inégalités se creusent.
Pour répondre au défi, il faut une approche radicalement nouvelle de la lutte contre la pauvreté, reconnaître le travail comme un enjeu de dignité au cœur de la reconquête du sentiment d’utilité sociale ; il faut une nouvelle gouvernance qui laisse l’initiative aux acteurs du terrain, et aux personnes elles-mêmes. Il faut faire le choix d’une France inclusive, favorisant le travail, l’engagement, la coopération, proposant une action sociale accessible à tou.te.s.
Alors que le gouvernement a des relais dans plusieurs listes candidates, aucune n’aborde clairement la sujet de la lutte contre la pauvreté. Le taux de pauvreté à Montrouge est pourtant élevé : 11% au total et même 16% chez les résidents locataires.

C’est pourquoi le programme de Montrouge Écologique et Solidaire offre une réponse, ici et maintenant, pour atteindre ensemble les Objectifs de Développement Durable 2030 de l’ONU et concrétiser les intentions affichées par le « plan pauvreté » du gouvernement. Il touche l’énergie, l’alimentation, l’urgence climatique, le logement, les services et institutions publiques, les inégalités, la lutte contre les exclusions, l’éducation, le travail et l’emploi, la culture, la gouvernance et la démocratie.
Ayant fait le choix d’une approche mêlant délibérément l’écologie, le social et la démocratie, ce programme refuse l’enfermement dans les logiques comptables et l’inversion des valeurs : il pense d’abord l’utilité sociale, les besoins qu’il faut satisfaire et non le simple coût financier.

L’épisode difficile que traverse notre pays, l’épidémie de coronavirus, donne une grave illustration de l’impasse dans laquelle nous enferment les raisonnements étroitement financiers.
La solidarité, l’entraide, le service publique ont une plus-value irremplaçable qui échappe à la comptabilité ordinaire. Il est temps, à Montrouge, et partout ailleurs d’envisager l’action publique sous l’angle du bien social qu’elle peut procurer et non de ce qu’elle va coûter. Il est temps de penser la qualité et non plus seulement la quantité. C’est le cœur de la pensée écologiste.